Exercice 4. (0–7)
Lisez les textes. Choisissez pour chaque phrase 4.1.–4.7. la suite qui convient. Cochez
la lettre A, B, C ou D correspondant à votre choix.
Texte no 1
PIERRE ET JEAN
À la sortie du collège, l’aîné, Pierre, de cinq ans plus âgé que Jean, s’étant senti
successivement de la vocation pour des professions variées, en avait essayé, l’une après
l’autre, une demi-douzaine, et, vite dégoûté de chacune, se lançait aussitôt dans de nouvelles
espérances. En dernier lieu la médecine l’avait tenté, et il s’était mis au travail avec tant
d’ardeur qu’il venait d’être reçu docteur après d’assez courtes études et des dispenses
de temps obtenues du ministre. Il était exalté, intelligent, changeant et tenace, plein d’utopies,
et d’idées philosophiques. Jean, aussi blond que son frère était noir, aussi calme que son frère
était emporté, aussi doux que son frère était rancunier, avait fait tranquillement son droit
et venait d’obtenir son diplôme de licencié en même temps que Pierre obtenait celui
de docteur. Tous les deux prenaient donc un peu de repos dans leur famille, et tous les deux
formaient le projet de s’établir au Havre s’ils parvenaient à le faire dans des conditions
satisfaisantes. Mais une vague jalousie, une de ces jalousies dormantes qui grandissent
presque invisibles entre frères ou entre sœurs jusqu’à la maturité et qui éclatent à l’occasion
d’un mariage ou d’un bonheur tombant sur l’un, les tenait en éveil dans une fraternelle
et inoffensive inimitié. Certes ils s’aimaient, mais ils s’épiaient. Jean, dès son enfance, avait
été un modèle de douceur, de bonté et de caractère égal ; et Pierre s’était énervé, peu à peu,
à entendre vanter sans cesse ce gros garçon dont la douceur lui semblait être de la mollesse,
la bonté de la niaiserie et la bienveillance de l’aveuglement. Ses parents, gens placides, qui
rêvaient pour leurs fils des situations honorables et médiocres, lui reprochaient ses
indécisions, ses enthousiasmes, ses tentatives avortées, tous ses élans impuissants vers
des idées généreuses et vers des professions décoratives.
Leur mère, une femme d’ordre, une économe bourgeoise un peu sentimentale, douée d’une
âme tendre de caissière, apaisait sans cesse les petites rivalités nées chaque jour entre ses
deux grands fils, de tous les menus faits de la vie commune. Un léger événement, d’ailleurs,
troublait en ce moment sa quiétude, et elle craignait une complication, car elle avait fait
la connaissance d’une voisine, Mme Rosémilly, veuve d’un capitaine au long cours, mort
à la mer deux ans auparavant. La jeune veuve, toute jeune, vingt-trois ans, avait pris l’habitude
de venir faire un bout de tapisserie et de causette, le soir, chez ces voisins aimables qui lui
offraient une tasse de thé. Le père Roland interrogeait leur nouvelle amie sur le défunt
capitaine, et elle parlait de lui, de ses voyages, de ses anciens récits, sans embarras,
en femme raisonnable et résignée qui aime la vie et respecte la mort. Les deux fils, à leur
retour, trouvant cette jolie veuve installée dans la maison, avaient aussitôt commencé
à la courtiser, moins par désir de lui plaire que par envie de se supplanter.
d’après Guy de Maupassant, Pierre et Jean
Strona 6 z 20 EJFF-D0-100
4.1. Pierre a fini des études
A. qui lui ont coûté plusieurs sacrifices.
B. qui ont éveillé en lui l’esprit de rivalité.
C. qu’il avait choisies après de nombreux essais.
D. qui garantissaient une grande aisance sociale.
4.2. Les qualités de Jean
A. laissaient son frère indifférent.
B. suscitaient l’admiration de Pierre.
C. étaient remises en question par l’aîné.
D. étaient moins perceptibles que celles de son frère.
4.3. La mère de Pierre et Jean
A. s’inquiète de l’avenir de son couple.
B. s’attend à des soucis liés à la voisine.
C. abuse de l’hospitalité de sa nouvelle amie.
D. recourt à l’intrigue pour parvenir à ses fins.
4.4. L’intérêt des frères porté à la jeune veuve était dû à
A. la volonté de surpasser l’autre.
B. la beauté fascinante de la femme.
C. l’attention que leur père prêtait à celle-ci.
D. la pitié éprouvée par la mère envers celle-ci.
EJFF-D0-100 Strona 7 z 20
Texte no 2
LES JUMEAUX
Attachés par un lien émotionnel profond, ils vont traverser ensemble et pratiquement
à des moments identiques les mêmes stades de développement et les mêmes découvertes.
Naturellement, un phénomène d’imitation, de mimétisme, va se mettre en place. Leur lien
gémellaire, appelé également « cordon gémellaire », n’en sera alors que plus fort.
Séparés par des kilomètres, les jumeaux peuvent être affectés par les mêmes maladies
et les mêmes souffrances, ressentir des envies identiques, manifester des intérêts communs,
vivre des histoires quasi similaires, jalonnées par les mêmes péripéties alors qu’ils ne se
connaissent pas. Dès le quatrième mois, une relation directe s’établit entre les bébés.
Par exemple, quand l’un des jumeaux tient un objet, son double le veut lui aussi ! Ces jeux
d’imitation ont pour effet de renforcer l’état de fusion identitaire des jumeaux. Ils forment alors
une solide cellule de défense et d’unité dans laquelle toute atteinte à l’un des deux entraîne
aussitôt une réaction de l’autre. Par exemple, si vous punissez l’un, c’est l’autre qui souffrira
le plus et si l’un se fait mal l’autre pourra se plaindre en même temps.
Pour les jumeaux, ce lien affectif très fort est un bonheur complet. Ils ont la certitude, même
petits, d’être toujours compris dans la moindre de leurs émotions par leur alter ego.
Ils ressentent donc une profonde empathie réciproque. Dès le départ, on a beaucoup de mal
à les séparer. Habitués à être constamment ensemble et à tout partager, ils affrontent la vie
en complémentarité.
Pour leur bien-être, les considérer comme deux personnes différentes est capital même
s’il est parfois difficile de les dissocier. L’individualisation leur permet de se construire en tant
que personne et non pas seulement en tant que couple ! C’est la base de l’éducation des
jumeaux. Les rapports entre jumeaux sont loin d’être toujours idylliques ! Ils peuvent
se construire selon le schéma « dominant-dominé ». C’est le reflet d’un manque d’ouverture
du couple vers l’extérieur, une sorte d’étouffement nuisible. Une forme de cannibalisme
affectif.
Les parents de « vrais » jumeaux cèdent parfois à la tentation de les habiller de la même
façon, ce qui accentue pour les autres le trouble de se retrouver en face de petits êtres qui
sont des copies conformes. Il n’y a pas de doute : les jumeaux fascinent. Et qu’ils soient
« vrais » ou « faux » jumeaux, ils semblent être souvent doués d’une étonnante
complémentarité. Dans la communication verbale par exemple, ils sont déconcertants. Parler
avec eux est assez surprenant : il n’est pas rare que l’un commence une phrase que l’autre
achève selon une logique impeccable. Ils peuvent aussi parler à l’unisson et dire les mêmes
mots avec des intonations identiques. La plupart des jumeaux disent ne pas avoir besoin
de se parler pour se comprendre.
d’après www.planet.vertbaudet.com
Strona 8 z 20 EJFF-D0-100
4.5. Quand les jumeaux se comportent de manière similaire,
A. leur lien émotionnel se consolide.
B. le « cordon gémellaire » disparaît.
C. ils peuvent s’attacher à quelqu’un d’autre.
D. ils cherchent à se débarrasser du lien gémellaire.
4.6. En parlant de cannibalisme affectif, l’auteur pense à
A. une relation d’inégalité entre les jumeaux.
B. la possessivité des jumeaux envers les autres.
C. la dépendance affective des jumeaux envers leurs parents.
D. un rapport où aucun de jumeaux ne parvient à dominer l’autre.
4.7. L’auteur du texte veut
A. mettre en cause les idées reçues sur les jumeaux.
B. décrire le comportement fusionnel chez les jumeaux.
C. analyser chaque phase de développement des jumeaux.
D. expliquer comment résoudre les conflits entre les jumeaux.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
EJFF-D0-100 Strona 9 z 20
Quand les jumeaux se comportent de manière similaire,
- A.leur lien émotionnel se consolide.
- B.le « cordon gémellaire » disparaît.
- C.ils peuvent s’attacher à quelqu’un d’autre.
- D.ils cherchent à se débarrasser du lien gémellaire.
Pokaż odpowiedź i omówienie
A — leur lien émotionnel se consolide.
Autorskie opracowanie zachowanego tekstu arkusza i zasad CKE; pierwsza redakcja do niezależnej recenzji językowej.
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- Znajdź wskazówkę
Naśladowanie i podobne reakcje bliźniąt wzmacniają opisany jako cordon gémellaire związek emocjonalny.
- Wyprowadź odpowiedź
Ich więź się umacnia: A.
- Sprawdź pułapkę
Podobieństwo nie powoduje zaniku więzi. Wynik porównano z zasadami CKE.
Podobieństwo nie powoduje zaniku więzi.
Punktowanie i źródło
4.5. o różnorodnej formie i długości,
A
w różnych odmianach języka […].
3.12) Zdający rozpoznaje
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.