Zadanie 6. (0–5)
Przeczytaj dwa teksty. Z podanych odpowiedzi wybierz właściwą, zgodną z treścią tekstu.
Zakreśl jedną z liter: A, B, C albo D.
Tekst 1.
VENDREDI OU LA VIE SAUVAGE
Au cours des années qui avaient précédé l’explosion et la destruction de l’île civilisée,
Robinson s’était efforcé d’apprendre l’anglais à Vendredi. Sa méthode était simple.
Il lui montrait une marguerite, et il lui disait :
– Marguerite.
Et Vendredi répétait :
– Marguerite.
Et Robinson corrigeait sa prononciation défectueuse aussi souvent qu’il le fallait. Ensuite,
il lui montrait un couteau, un perroquet, un rayon de soleil, un fromage, une loupe, une source,
en prononçant lentement :
– Couteau, perroquet, soleil, fromage, loupe, source.
Et Vendredi répétait après lui aussi longtemps que le mot ne se formait pas correctement dans
sa bouche.
Lorsque la catastrophe s’était produite, Vendredi savait depuis longtemps assez d’anglais
pour comprendre les ordres de Robinson et nommer tous les objets utiles qui les entouraient.
Un jour cependant, Vendredi a montré à Robinson une tache blanche qui palpitait dans l’herbe,
et il lui a dit :
– Marguerite.
– Oui, a répondu Robinson, c’est une marguerite.
Mais à peine avait-il prononcé ces mots que la marguerite battait des ailes et s’envolait.
– Tu vois, a-t-il dit aussitôt, nous nous sommes trompés. Ce n’était pas une marguerite, c’était
un papillon.
– Un papillon blanc, a répliqué Vendredi, c’est une marguerite qui vole.
Avant la catastrophe, quand il était le maître de l’île et de Vendredi, Robinson se serait
fâché. Il aurait obligé Vendredi à reconnaître qu’une fleur est une fleur, et un papillon
un papillon. Mais là, il s’est tu et a réfléchi.
Plus tard, Vendredi et lui se promenaient sur la plage. Le ciel était bleu mais, comme il était
encore très tôt le matin, on voyait le disque blanc de la lune à l’ouest. Vendredi a montré
à Robinson un petit caillou plat qu’on appelle galet qui faisait une tache blanche et ronde sur
le sable. Alors, il a levé la main vers la lune et a dit à Robinson :
– Écoute-moi. Est-ce que la lune est le galet du ciel, ou est-ce ce petit galet qui est la lune
du sable ?
Et il a éclaté de rire, comme s’il savait d’avance que Robinson ne pourrait pas répondre
à cette drôle de question.
Puis il y a eu une période de mauvais temps. Des nuages noirs se sont amoncelés au-dessus
de l’île, et bientôt la pluie s’est mise à pétiller sur les feuillages. Vendredi et Robinson s’étaient
abrités sous un arbre. Vendredi s’est échappé soudain et s’est exposé à la douche. Il renversait
son visage en arrière et laissait l’eau couler sur ses joues. Il s’est approché de Robinson.
– Regarde, lui a-t-il dit, les choses sont tristes, elles pleurent. Les arbres pleurent, les rochers
pleurent, les nuages pleurent… Ouh, ouh, ouh ! La pluie, c’est le grand chagrin de l’île
et de tout…
Robinson commençait à comprendre. Il acceptait peu à peu que les choses les plus éloignées
les unes des autres – comme la lune et un galet, les larmes et la pluie – puissent se ressembler
au point d’être confondues, et que les mots volent d’une chose à une autre, même si ça devait
un peu embrouiller les idées.
d’après Michel Tournier, Vendredi ou la Vie sauvage
Strona 6 z 14 MJF-1R
6.1. Laquelle des phrases ci-dessous est fausse ?
A. Robinson faisait répéter plusieurs fois le même mot à Vendredi.
B. En tant qu’enseignant, Robinson se concentrait sur le vocabulaire.
C. Robinson apprenait à Vendredi les différentes significations d’un mot.
D. Vendredi arrivait difficilement à prononcer les mots anglais comme il fallait.
6.2. En décrivant la nature, Vendredi
A. élargit le sens des mots.
B. invente des mots nouveaux.
C. a du mal à se faire comprendre.
D. exprime ses sentiments avec des mots.
6.3. L’auteur de ce texte
A. analyse les relations entre les deux héros.
B. insiste sur les différences entre deux langues.
C. décrit la prise de conscience d’un des deux héros.
D. se moque des problèmes linguistiques d’un des héros.
MJF-1R Strona 7 z 14
Tekst 2.
PARLE-T-ON LA MÊME LANGUE ?
La sociolinguiste Deborah Tannen a analysé les styles de conversation entre les hommes
et les femmes pour essayer de comprendre pourquoi ils ont tant de difficultés à communiquer
entre eux. Pour elle, « la communication mâle-femelle est une communication interculturelle ».
Il y aurait plus de différences dans la façon de communiquer entre l’homme et la femme qu’il
y en aurait entre le macho québécois, le cowboy américain et le samouraï japonais.
Les femmes se réfèrent à un langage de rapport et d’intimité ; elles utilisent le langage pour être
en relation et pour exprimer leurs états d’âme. L’homme utilise le langage pour donner ou aller
chercher de l’information ; pour l’homme, le langage possède une fonction utilitaire
et est utilisé pour préserver son indépendance. Les hommes parlent de faits, les femmes
de connexions affectives. La femme parle davantage dans l’intimité, alors que l’homme veut
profiter de l’intimité pour se reposer et refaire le plein d’énergie, en silence.
L’homme parle davantage lorsqu’il a un public, « l’homme fait des discours que les femmes
font semblant d’écouter », car pour elles, c’est l’intimité qui importe et non le statut. De plus,
les hommes ne parlent en public que lorsqu’il n’y a qu’une seule personne à la fois qui parle,
alors que les femmes vont plus facilement parler en public lorsque plus d’une voix se fait
entendre. Vous en voulez une preuve : écoutez l’émission Les Copines d’abord de Canal Vie.
Dans leur façon de parler, les femmes recherchent surtout l’approbation alors que les hommes
défient toute autorité. Les femmes racontent leurs ennuis ou leurs petits malheurs pour établir
le contact ; les hommes reçoivent l’expression de ces ennuis ou malheurs comme des reproches
ou des critiques qu’on leur adresse. Deborah Tannen termine son livre en se demandant
si « la langue de l’autre sexe peut être enseignée ».
d’après www.yvondallaire.com
6.4. Selon Deborah Tannen, les hommes
A. ignorent comment parler des choses intimes.
B. utilisent la langue pour prouver leur autonomie.
C. préfèrent parler avec les hommes qu’avec les femmes.
D. parlent en même temps car chacun veut dominer les autres.
6.5. Les deux textes parlent
A. des relations difficiles entre les gens.
B. des difficultés à s’exprimer correctement.
C. de différentes façons de se servir d’une langue.
D. des réactions inadéquates aux paroles de l’interlocuteur.
PRZENIEŚ ROZWIĄZANIA NA KARTĘ ODPOWIEDZI!
Strona 8 z 14 MJF-1R
En décrivant la nature, Vendredi
- A.élargit le sens des mots.
- B.invente des mots nouveaux.
- C.a du mal à se faire comprendre.
- D.exprime ses sentiments avec des mots.
Pokaż odpowiedź i omówienie
A — élargit le sens des mots.
Autorskie opracowanie zachowanego tekstu arkusza i kolumny A zasad CKE. Pierwsza redakcja do niezależnej recenzji języka francuskiego.
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- Znajdź rozstrzygający fragment
Vendredi nazywa motyla latającą stokrotką, księżyc kamykiem nieba, a deszcz płaczem rzeczy.
- Wyprowadź odpowiedź
Rozszerza znaczenia istniejących słów: A.
- Odrzuć pułapkę
Nie tworzy nowych wyrazów, tylko metaforycznie przenosi znane nazwy. Wynik porównano z kolumną A zasad CKE.
Nie tworzy nowych wyrazów, tylko metaforycznie przenosi znane nazwy.
Punktowanie i źródło
1 pkt — odpowiedź zgodna z tekstem lub transkrypcją; 0 pkt — odpowiedź niepoprawna albo brak.
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.