Exercice 4 (0–8)
Lisez les textes. Trouvez les bonnes réponses aux points 4.1–4.8.
Texte no 1
VOYAGE D’ÉTÉ
À Pise, lorsque nous arrivâmes à la gare, les guichets étaient fermés, on ne délivrait même
plus de billets pour aucun des trains en partance. Nous pensâmes aux cars. Mais pour les
cars non plus on ne délivrait plus de billets. Malgré ces empêchements je me jurai de gagner
Florence dans la journée. Quand je voyageais j’avais toujours de ces acharnements-là, il me
fallait toujours voyager davantage, et ce jour-là, la seule idée d’attendre au lendemain pour
voir Florence m’était insupportable. Je n’aurais sans doute pas su dire pourquoi, ce que
j’attendais de cette ville, quelle révélation, quel répit j’en espérais. Si je n’avais plus en effet
d’autres impatiences que celles-là je ne les élucidais jamais. Après l’échec des cars je me
renseignai encore. On me dit qu’il y avait des équipes d’ouvriers qui rentraient à Florence
chaque samedi, vers six heures, que leurs camionnettes étaient stationnées place de la
gare, que parfois ils prenaient des gens. Nous allâmes donc place de la gare. Je m’assis sur
ma valise et Jacqueline sur la sienne.
C’était le 11 août. Les Italiens nous avaient prévenus qu’on allait vers la canicule, que celle-
ci arrivait en général vers le 15 août. Jacqueline me le rappela.
Ce n’est rien encore, dit-elle, qu’est-ce qu’on va prendre à Florence. Je ne lui répondis pas.
Deux fois sur trois je ne lui répondais pas. L’été m’angoissait. Parce que sans doute
désespérais-je de jamais trouver à vivre quelque chose qui s’accordât à lui. Les ouvriers
arrivèrent enfin. Jacqueline courut vers l’ouvrier qui s’installait au volant de la camionnette.
Une femme, croyait-elle, avait plus de chances qu’un homme de le fléchir. Elle lui expliqua
en italien, elle avait fait deux mois de méthode Assimil en vue de nos vacances, moi aussi
d’ailleurs, que voilà, nous étions deux Français en panne de transport, que nous voulions
aller à Florence, et que s’il voulait nous prendre dans sa camionnette, ça serait bien gentil.
Il accepta aussitôt. On démarra. C’était six heures du soir. La sortie de la ville était très
encombrée, envahie par les bicyclettes. Le chauffeur jurait et injuriait les cyclistes qui
roulaient en rangs, impassibles, malgré ses coups de klaxon. Il avait passé deux ans en
France, étant enfant, ce fut la première chose qu’il me dit et il parlait le français. Il s’énerva
donc en français parce que j’étais là. Et fort. Bientôt, il n’en eut pas seulement qu’après les
cyclistes. Il n’y avait pas de travail à Florence, il fallait venir ici pour en trouver, à soixante-
quinze kilomètres. Tout était difficile pour les ouvriers. Ce n’était pas une existence que la
leur. La vie était chère. Les salaires étaient bas. Ça ne pourrait pas continuer longtemps.
Il fallait que les choses changent. Je me dis que ça devait être chaque semaine comme ça,
chaque samedi, quand ce chauffeur s’énervait à la sortie de Pise, à propos des cyclistes.
J’avais eu trop peur de ne pas partir pour Florence dans la journée pour m’effrayer de quoi
que ce soit d’autre, fût-ce même de ne pas y arriver. Hébété de satisfaction, j’écoutais
le chauffeur.
D’après Marguerite Duras, Le marin de Gibraltar
Strona 6 z 20 MJFF-D0-100
Choisissez pour chaque phrase 4.1–4.4 la suite qui convient. Cochez la lettre A, B, C
ou D correspondant à votre choix.
4.1 Malgré les obstacles, l’homme espérait se rendre à Florence le jour même car
A. il tenait à impressionner Jacqueline.
B. il n’envisageait pas une autre solution.
C. il était obligé d’y réaliser ses engagements.
D. il trouvait le voyage de plus en plus insupportable.
4.2 L’intensité de la chaleur
A. était du jamais vu.
B. a surpris les voyageurs.
C. a épuisé les voyageurs.
D. pouvait encore augmenter.
4.3 Jacqueline a parlé au chauffeur parce que/qu’
A. son compagnon le lui avait demandé.
B. son compagnon ne parlait pas italien.
C. elle se sentait capable de le faire céder.
D. elle avait été la première à atteindre la cabine.
4.4 L’homme était « hébété de satisfaction » car le chauffeur
A. communiquait en français.
B. voyait l’avenir de façon optimiste.
C. partageait son opinion sur les cyclistes.
D. avait accepté de les emmener à Florence.
REPORTEZ LES RÉPONSES DES EXERCICES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
Texte no 2
VOYAGER
Le voyage s’est fondamentalement démocratisé. Le monde s’ouvre à tous et nous le lui
rendons bien en le parcourant dans ses moindres recoins. La société moderne, au cours
de son évolution, s’est sédentarisée et pourtant, nous ressentons au quotidien ce besoin
de découvertes et de changement d’air en se confrontant à l’inconnu.
Si le voyage se démocratise et est bel et bien ouvert à tous, nous ne sommes pas tous les
mêmes voyageurs. De l’internaute citadin, expert des outils numériques pour planifier
un voyage, au routard avec son sac à dos comme meilleur allié, le spectre des voyageurs
est large. Et c’est là, la force du voyage : il y en a pour tous les goûts et que ce soit
la découverte d’une nouvelle ville ou affronter un trek en montagne, en passant par une
croisière, tout est possible.
Ce besoin de voyager est donc ancré en nous, mais d’où nous vient-il ? Il suffit de
s’intéresser à notre quotidien, dans lequel le voyage est omniprésent, pour déceler des
éléments de réponse. Grâce à la télévision et ses émissions quotidiennes sur le sujet,
on arpente les côtes croates de l’Adriatique puis on arrive au cœur d’un petit village de la
Drôme. Pour aller encore plus loin depuis son canapé, il suffit de changer de chaîne pour
se retrouver de l’autre côté du globe et s’émerveiller devant la baie d’Ha Long au Vietnam.
On ne compte plus, non plus, les photos sur les réseaux sociaux qui nous font rêver alors
que nous sommes bloqués au bureau un lundi matin pluvieux.
Or, passer le cap et s’envoler vers d’autres contrées ne reste souvent qu’une question
de budget. Les voyages ont un coût et comme nous ne sommes pas encore capables
de téléportation ou de voler comme un super-héros la note peut s’avérer salée. Pourtant,
le budget alloué au combo trajet-logement a baissé, une baisse de prix qui coïncide avec
l’arrivée des comparateurs qui permettent aux consommateurs de se documenter en ligne
avant d’effectuer un achat.
Une fois sur place, la communication avec les locaux peut s’avérer une montagne
à surmonter. Malheureusement, un tiers seulement de la population française parle
couramment une langue étrangère et un Français sur cinq manie couramment la langue
de Shakespeare. Un constat qui ne représente cependant plus un frein. En effet, avec un
smartphone et les outils de traduction en ligne, le superpouvoir du polyglotte est accessible
à tous, pour s’en sortir dans n’importe quelle situation.
Ainsi, c’est un fait indiscutable : le voyage s’est démocratisé. Aujourd’hui, la planète est
balisée, aménagée, artificialisée, folklorisée par le tourisme. Du coup, les coins secrets, ceux
qui vous scotchent à jamais, ceux qui n’ont pas vendu leur âme au Dieu Tourisme, ont été
réduits à une peau de chagrin…
Les touristes-aventuriers sont actuellement dans la même situation que l’ours polaire :
les contrées inconnues ont fondu aussi vite que la banquise, mettant en péril l’essence
même du voyage.
D’après www.lesechos.fr; laterresurson31.fr
Strona 8 z 20 MJFF-D0-100
Complétez les phrases 4.5–4.8 à partir des informations relevées et conformément au
sens du texte.
4.5 La société moderne ressent le besoin de découvertes et de changement d’air en se
confrontant à l’inconnu malgré _____________________________________________
_____________________________________________________________________.
4.6 Le besoin de voyager vient de/du/des ________________________________________
_____________________________________________________________________.
4.7 En parlant des Français, l’auteur du texte exprime l’opinion que leur capacité de
communiquer à l’étranger est ______________________________________________
_____________________________________________________________________.
4.8 En recourant à l’expression « peau de chagrin », l’auteur du texte veut dire que les
espaces vierges ________________________________________________________
_____________________________________________________________________.
En parlant des Français, l’auteur du texte exprime l’opinion que leur capacité de communiquer à l’étranger est ______________________________________________ _____________________________________________________________________.
Sprawdź odpowiedź
limitée
Autor ocenia zagraniczne kompetencje komunikacyjne Francuzów jako ograniczone, przywołując niski odsetek osób swobodnie mówiących w innych językach. „Limitée” zgadza się z żeńską „capacité”. Późniejsze narzędzia tłumaczące łagodzą problem, ale nie zmieniają tej oceny umiejętności.
Zobacz rozwiązanie krok po kroku
- Rozpoznaj typ zadania
Obszar „Język francuski — rozumienie tekstu pisanego” wskazuje, jakiej strategii użyć i które elementy polecenia trzeba zrealizować.
- Zastosuj strategię
Zlokalizuj fragment odpowiadający poleceniu, oddziel informację podaną wprost od wniosku i porównaj sens całego zdania z każdą opcją.
- Sprawdź model odpowiedzi
limitée Autor ocenia zagraniczne kompetencje komunikacyjne Francuzów jako ograniczone, przywołując niski odsetek osób swobodnie mówiących w innych językach. „Limitée” zgadza się z żeńską „capacité”. Późniejsze narzędzia tłumaczące łagodzą problem, ale nie zmieniają tej oceny umiejętności.
- Skontroluj punktowanie
4.7. odróżnia informacje
I. Znajomość środków języku obcym.
o faktach od opinii.
językowych.
Zdający posługuje się bardzo bogatym III.9) Zdający
zasobem środków językowych rozpoznaje
(leksykalnych – w tym związków informacje wyrażone
Wybór odpowiedzi na podstawie pojedynczego podobnego słowa, bez sprawdzenia znaczenia całego fragmentu, formy gramatycznej i zgodności z poleceniem.
Punktowanie i źródło
4.7. odróżnia informacje
I. Znajomość środków języku obcym.
o faktach od opinii.
językowych.
Zdający posługuje się bardzo bogatym III.9) Zdający
zasobem środków językowych rozpoznaje
(leksykalnych – w tym związków informacje wyrażone
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.