Exercice 4. (0–7)
Lisez les textes. Choisissez pour chaque phrase 4.1.–4.7. la suite qui convient. Cochez
la lettre A, B, C ou D correspondant à votre choix.
Texte no 1
LA FICELLE
Sur la place, c’était une foule d’humains et de bêtes mélangés. Les cornes des bœufs,
les chapeaux des paysans riches et les bonnets de leurs femmes apparaissaient à la surface
de l’assemblée. C’était jour de marché à Goderville.
Maître Hauchecorne venait d’arriver en ville et il se dirigeait vers la place quand il a aperçu
par terre un petit bout de ficelle. Maître Hauchecorne, économe en vrai Normand, pensait qu’il
faut ramasser tout ce qui peut encore servir ; et il s’est baissé difficilement car il souffrait
de rhumatismes. Comme il prenait le morceau de corde mince, il a remarqué, sur le seuil de sa
porte, maître Malandain, un ancien client, qui le regardait. Il y avait eu une dispute, autrefois,
au sujet d’une bête. Ils étaient restés fâchés, étant rancuniers tous les deux. Hauchecorne s’est
senti honteux d’être vu ainsi par son ennemi, cherchant dans la boue un bout de ficelle. Alors,
il a caché brusquement sa trouvaille dans la poche de son pantalon. Puis, il a fait semblant de
chercher encore par terre quelque chose qu’il ne trouvait pas. Finalement il a continué son
chemin vers la place. Dans la foule, il a vite oublié l’incident.
Vers midi, la place s’est vidée. Ceux qui habitaient trop loin devaient manger dans
les auberges. Chez Jourdain, la grande salle était pleine de paysans, les plats passaient et chacun
racontait ses affaires du matin.
Tout à coup, un bruit a interrompu les conversations et chacun est allé à la fenêtre. Le crieur
public a alors expliqué : « Il est fait savoir à toutes les personnes présentes au marché qu’un
portefeuille en cuir noir a été perdu ce matin entre neuf et dix heures. Il contenait 500 francs
et des papiers d’affaires. On est prié de le rapporter à la mairie ou chez maître Fortuné
Houlbrèque, de Manerville. » Après le départ du crieur, on s’est mis à parler de l’événement
et des chances qu’avait maître Houlbrèque de retrouver son portefeuille.
Un peu plus tard, un gendarme est apparu sur le seuil de l’auberge, il cherchait maître
Hauchecorne. Le paysan, surpris, inquiet, a avalé son petit verre, s’est levé.
– Maître Hauchecorne, dit le gendarme, on vous a vu ce matin ramasser sur la route,
le portefeuille de maître Houlbrèque.
Le campagnard regardait le gendarme sans comprendre.
– On m’a vu, moi ? Mais qui ?
– Maître Malandain.
Alors le vieux s’est souvenu et a compris. Rouge de colère, il s’est exclamé :
– Ah, il m’a vu, ce manant ! Il m’a vu ramasser ce morceau de ficelle, oui !
Mais le gendarme ne le croyait pas :
– Vous ne me ferez pas croire qu’un homme comme Malandain a pris ce bout de corde pour
un portefeuille.
Le vieux était furieux mais il avait beau protester, personne ne l’a cru. On ne pouvait pas
l’arrêter non plus et il est rentré chez lui mais en a été malade toute la nuit.
d’après Guy de Maupassant, La Ficelle
Strona 6 z 20 MFD-1A
4.1. En prenant la ficelle, Hauchecorne essaie de le faire vite car
A. il est très pressé.
B. il a peur de se salir.
C. il fait quelque chose d’interdit.
D. il est gêné de se montrer si avare.
4.2. Le gendarme vient dans l’auberge pour
A. examiner les lieux.
B. interroger les témoins.
C. confronter le témoin à l’accusé.
D. faire avouer la vérité au suspect.
4.3. Le gendarme ne croit pas Hauchecorne car
A. il l’a vu ramasser un objet.
B. son explication est invraisemblable.
C. le paysan a une mauvaise réputation.
D. celui-ci ne lui montre pas la ficelle trouvée.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 7 z 20
Texte no 2
FRÉDÉRIC BEIGBEDER
Qui est donc Frédéric Beigbeder ? Cela fait vingt ans qu’il parcourt le paysage littéraire français
et divise la société. Pour les uns, il n’est qu’un histrion fêtard et gentiment provocateur, pour
les autres il a réconcilié, à travers ses romans caustiques, drôles et souvent désespérés, toute
une partie de la jeunesse avec la littérature. Pour la plupart des femmes, c’est un dandy mondain,
cynique et macho qui joue les sensibles mélancoliques pour mieux nous manipuler. Pour
un autre camp – parfois le même, c’est un garçon élégant, cultivé, généreux et drôle… Et après
avoir lu ses romans ? L’ambigüité se maintient entre la franche admiration et l’impression que
cet écrivain surfe un peu trop sur la vague du cynisme. La seule certitude avec Beigbeder, c’est
qu’il n’y en a pas. Lors de notre rencontre, il nous a donné rendez-vous (à Saint-Germain-des-
Prés, évidemment !) dans une brasserie des années 1930. Éternel enfant, l’auteur écoute avec
attention les questions, soucieux de répondre exactement à chacune, surtout lorsqu’on
l’interroge sur l’image exécrable qui ne le lâche pas.
Frédéric Beigbeder : Tous les clichés sur moi datent de la publication de mon roman 99 francs,
il y a seize ans. Mais les lecteurs d’Un roman français ont une autre vision du personnage.
Il est vrai qu’à 30 ans, j’étais très énervant. Je cultivais le « plaisir aristocratique de déplaire »,
comme disait Baudelaire. Il faut croire que j’y suis parvenu ! C’est peut-être aussi parce que
je n’aime pas les personnages exemplaires, je choisis les antihéros. J’aime le personnage
de Bardamu dans Voyage au bout de la nuit et je reste un lecteur marqué par Les souffrances
du jeune Werther. J’écris des satires sur des personnages cyniques et les gens prennent mes
livres pour des autobiographies. De là provient sans doute ce qui est, je tiens à le dire,
un malentendu…
Psychologies magazine : Vous vous rendez donc détestable par fausse modestie ?
Frédéric Beigbeder : Si on veut. Quand j’avais quinze ans, je disais que j’étais laid, nul
et stupide en espérant qu’on me répondrait : « Mais non, voyons, tu es beau et intelligent,
Fred ! » J’allais un peu à la pêche aux compliments. Malheureusement pour moi, ça n’a pas
marché ; on m’a cru sur parole… Mais peu importe, j’aime surtout la provocation.
Psychologies magazine : Pour vous démarquer de votre milieu ?
Frédéric Beigbeder : Oui, j’avais certainement envie de choquer le bourgeois et de ne pas
correspondre à ce qu’on attendait de moi. Et ça, ça ne m’a jamais quitté. Par exemple, dans un
magazine comme le vôtre, j’aurais bien envie d’encourager la consommation de produits
mauvais pour la santé ou pour le régime, juste pour vous énerver. J’ai le goût de la contradiction,
c’est intéressant, la contradiction, non ? Je suis de nature plutôt timide, alors quand j’ose ou
quand je vois d’autres gens qui osent des trucs fous, j’y trouve une grande sensation de liberté.
Me sentir libre, c’est tout ce que je cherche.
d’après Psychologies magazine, septembre 2015
Strona 8 z 20 MFD-1A
4.4. Laquelle de ces phrases est vraie ?
A. Dans les livres, Frédéric Beigbeder préfère des personnages admirables.
B. Les romans de Frédéric Beigbeder créent un portrait fidèle de son auteur.
C. Les ouvrages de Frédéric Beigbeder plaisent à beaucoup de jeunes lecteurs.
D. Les lecteurs sont unanimes dans leur opinion sur les livres de Frédéric Beigbeder.
4.5. Adolescent, Beigbeder cherchait à
A. changer en mieux.
B. complimenter les gens.
C. confirmer sa propre valeur.
D. déplaire aux autres personnes.
4.6. Dans cette interview, Beigbeder veut
A. séduire les lecteurs.
B. faire vanter ses mérites.
C. provoquer son interlocuteur.
D. corriger l’image qu’on donne de lui.
4.7. Le motif commun à ces deux textes, c’est
A. une image fidèle.
B. un faux jugement.
C. un portrait satirique.
D. une opinion ambigüe.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 9 z 20
En prenant la ficelle, Hauchecorne essaie de le faire vite car
- A.il est très pressé.
- B.il a peur de se salir.
- C.il fait quelque chose d’interdit.
- D.il est gêné de se montrer si avare.
Pokaż oficjalne rozwiązanie i omówienie źródłowe
D. il est gêné de se montrer si avare.
Odpowiedź, przykładowe rozwiązanie lub rubryka pochodzą z przypisanych oficjalnych zasad CKE dla MFD-R1_1F-182, zadanie 4.1. To źródłowe opracowanie pierwszego przebiegu, nie niezależne rozwiązanie autorskie ani druga akceptacja redakcyjna.
Zobacz rozwiązanie krok po kroku
- Odczytaj wszystkie warunki polecenia
En prenant la ficelle, Hauchecorne essaie de le faire vite car Przy rozwiązywaniu zachowaj wszystkie wskazane dane, ograniczenia, jednostki i wymaganą formę odpowiedzi.
- Prześledź oficjalne rozwiązanie lub klucz
Przypisane zasady CKE podają: D. il est gêné de se montrer si avare.
- Sprawdź zapis i punktowanie
4.1. D II. Rozumienie 4.2. D wypowiedzi. 3.3. Zdający znajduje w tekście 4.3. B określone informacje. Zdający rozumie skomplikowane wypowiedzi 4.4. C […] pisemne na różne, także abstrakcyjne tematy, o różnorodnej formie i długości, 4.5. C w różnych odmianach języka […]. 3.4. Zdający określa postawy i intencje 4.6. D nadawcy/autora tekstu. 3.1. Zdający określa główną myśl 4.7. B tekstu. Przed zakończeniem porównaj odpowiedź z dokładnym poleceniem oraz dopuszczalnymi wariantami wskazanymi w zasadach.
Nie wybieraj odpowiedzi na podstawie pojedynczego słowa lub samego oznaczenia. Sprawdź cały warunek zadania i właściwy wiersz albo kolumnę klucza.
Punktowanie i źródło
4.1. D
II. Rozumienie 4.2. D
wypowiedzi. 3.3. Zdający znajduje w tekście
4.3. B
określone informacje.
Zdający rozumie
skomplikowane wypowiedzi 4.4. C
[…] pisemne na różne, także
abstrakcyjne tematy,
o różnorodnej formie i długości, 4.5. C
w różnych odmianach języka
[…]. 3.4. Zdający określa postawy i intencje
4.6. D
nadawcy/autora tekstu.
3.1. Zdający określa główną myśl
4.7. B
tekstu.
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.