Exercice 4. (0–7)
Lisez les textes. Choisissez pour chaque phrase 4.1.–4.7. la suite qui convient. Cochez
la lettre A, B, C ou D correspondant à votre choix.
Texte no 1
Cher Mozart,
C’était hier.
Alors que la ville ployait sous le vent et la neige, tu m’as surpris au détour d’une rue. Les larmes
que tu m’as arrachées m’ont réchauffé d’une façon essentielle, le visage autant que l’âme.
J’en tremble encore.
Noël avait jeté sur les trottoirs des centaines d’humains affolés à l’idée de manquer de cadeaux
et de nourriture lors des festivités à venir. Les mains chargées de sacs qui formaient autour
de moi une corolle multicolore, bruissante et enrubannée, j’avais l’impression d’avoir changé
de siècle, de sexe et de porter une large robe à crinoline Napoléon III dont le volumineux jupon
contraignait les passants à sauter sur la chaussée lorsqu’ils me croisaient.
Sous un ciel bleu-noir, les flocons flottaient dans l’air du soir, suspendus, hésitants, alors que
les vitrines se réchauffaient d’éclairages orangés. Accaparé par une frénésie d’achats, je courais,
les pieds gelés dans mes bottines humides, d’une boutique à l’autre, inquiet devant chaque
caisse de me trouver à court d’argent, fier d’en avoir assez, me répétant vingt fois la liste
de mes invités pour m’assurer que chacun recevrait son présent, désamorçant les réactions
de susceptibilité. Si l’on décernait un diplôme au meilleur dépensier à la dernière minute,
j’aurais pu postuler.
Une fois que mes sacs eurent englouti l’ultime cadeau nécessaire, je songeai à me réfugier dans
un taxi pour rentrer et je trottai vers une station.
C’est là que tu intervins.
Une musique me fit pivoter ; une chorale chantait.
Il y avait dans l’air quelque chose de probe, de recueilli qui m’immobilisa.
À cause de la neige, je ne pouvais poser mes paquets au sol par crainte que l’humidité ne les
amollisse ; je demeurai donc debout, les bras chargés, les épaules lourdes, les paumes sciées,
à me laisser pénétrer par le mystère qui envahissait l’espace.
Quelques secondes plus tard, les larmes jaillirent de mes paupières, violentes, chaudes, salées,
sans que je puisse les essuyer.
Où étais-tu lorsque tu écrivis cela ? En quelle année ? Quel mois ?
En tout cas, grâce à toi je découvrais soudain où je me trouvais.
Je haussai la tête.
Noël au pied de la cathédrale… […]
Insistant, mélodieux, d’une douceur inexorable, tu me contraignais pourtant à un examen
critique. Pourquoi fêtes-tu Noël ? me demandais-tu. Pourquoi dépenses-tu tant d’argent ?
Les réponses arrivaient à ma conscience et me faisaient peur. Alors que je me croyais bon depuis
le matin, je découvrais que j’étais surtout très Content de moi : j’effaçais l’égoïsme qui avait
réglé mon comportement durant l’année, je compensais en cadeaux les intentions que je n’avais
pas eues, les coups de téléphone que je n’avais pas passés, les heures que je n’avais pas
consacrées aux autres. Au lieu de rayonner de générosité, je m’achetais une tranquillité d’âme.
Ma frénésie de dons n’avait rien d’évangélique : un placement précis pour m’acquérir
une bonne réputation. Je ne souhaitais pas la paix, je ne désirais que la mienne.
d’après Éric-Emmanuel Schmitt, Ma vie avec Mozart
Strona 6 z 20 MFD-1A
4.1. Le narrateur avait peur de/d’
A. dépenser trop d’argent pour les cadeaux de Noël.
B. oublier d’acheter un cadeau pour un de ses proches.
C. être boudé par les passants pour son habillement original.
D. être contraint à changer ses projets à cause du mauvais temps.
4.2. En entendant le chant, le narrateur constate que/qu’
A. la musique de Mozart adoucit les mœurs.
B. l’œuvre de Mozart n’a rien perdu de sa joie.
C. il offre des cadeaux pour apaiser sa conscience.
D. l’on fête Noël pour se rapprocher les uns des autres.
4.3. À quelle figure de style recourt l’auteur du texte ?
A. Allégorie.
B. Antiphrase.
C. Anadiplose.
D. Apostrophe.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 7 z 20
Texte no 2
À QUI OFFRIR UN CADEAU DE NOËL ?
Franchement ? À personne. Même pas aux enfants : ils ont été odieux toute l’année. Qui
n’a jamais été tenté de planter tout le monde sous le sapin en hurlant que le Père Noël, vous
allez rire, il n’existe pas et que pour les cadeaux, ils peuvent toujours rêver. Tenté. Mais jamais
acté. Au dernier moment, submergé par l’indicible terreur d’être désigné à vie comme
le méchant de la famille, vous vous êtes jeté dans la cohue, achetant n’importe quoi, hors
de prix, histoire de faire bonne figure devant les petits souliers de la famille.
Ne pas croire non plus au Père Noël. Rayon livraison, un client sur dix se retrouve sans rien
le 25, hurlant comme un loup devant le magasin fermé, tandis que sa progéniture sanglote
autour de leur mère.
Plus prosaïquement, la course aux cadeaux est ressentie et vécue par quatre Français sur dix
comme une épreuve éprouvante. Ce qui laisse du champ aux six autres, pas mécontents de leur
sort, tandis qu’une courte frange exulte carrément depuis le début du mois de décembre, non
sans épuiser leur entourage immédiat. On reconnaît aisément cette engeance au fait qu’elle porte
un duffle-coat rouge.
Avec, c’est officiel, un budget moyen évalué cette année à 302 euros, les Français feraient aussi
une croix sur les cadeaux aux adultes – enfin ! – mais refusent de sacrifier les enfants à raison
de 50 euros par cadeau. Ce qui fait grosso modo 2,8 à 3,3 cadeaux par tête blonde. Maintenant,
il paraîtrait qu’un Français sur trois serait prêt à offrir des jouets d’occasion. Encore un effort
et on passera directo aux boîtes vides, ce qui ne serait pas si bête, considérant la propension des
petits à s’amuser plus avec les emballages qu’avec leur contenu. Sur le terrain, 38 % des parents
achètent sur Internet depuis le mois de juin, tu parles d’une magie de Noël, laissant aux 62 %
restant l’immense bonheur de ratisser les rayons des hypers où ils sont 82 % à acheter en promo
dans une ambiance équivalente à celle du rayon des packs de papier hygiénique. La raréfaction
des vrais beaux magasins de jouets où même les adultes pas concernés recommencent à rêver
aux châteaux forts ou à la panoplie de la princesse Aurore n’encourage pas à la féérie non plus.
Ensuite, chacun achète ce qu’il a promis ou ce qui a été commandé au gros machin barbu habillé
en rouge.
L’ultime phase du cadeau de Noël reste son ouverture en séance plénière. Beaucoup vivent cela
comme un moment d’intense humiliation. La bienséance exige qu’avec des enfants, tout
se passe collégialement et béatement en faisant semblant d’avoir recouvré son âme de petit
chose. Brrrrr. Entre adultes, un brin de retenue sera bienvenu. On évitera d’amasser les cadeaux
sur une table pour montrer combien on est gâté puis de les ouvrir en criant « et-ça-c’est-qui ?! ».
On les déballera discrètement au fur et à mesure que chacun arrive, presqu’en tête-à-tête,
et on remerciera avec effusion même s’il n’y a qu’une orange dans le paquet. C’est le geste qui
compte, non ?
d’après www.vanityfair.fr
Strona 8 z 20 MFD-1A
4.4. On offre des cadeaux de Noël aux enfants car
A. on a peur de les décevoir.
B. on accepte de tout leur pardonner.
C. on veut parfaire l’ambiance de fête.
D. on craint de passer pour un mauvais parent.
4.5. L’auteur constate que
A. les magasins de qualité spécialisés dans les jouets prolifèrent.
B. les Français aiment offrir des cadeaux aux grandes personnes.
C. la majorité des Français détestent acheter des cadeaux de Noël.
D. les enfants font plus attention à la boîte qu’au cadeau lui-même.
4.6. L’auteur conseille de/d’
A. apprécier le moindre cadeau.
B. déballer son cadeau après la soirée.
C. révéler le nom du donateur du cadeau.
D. ranger soigneusement les cadeaux reçus.
4.7. Dans son texte, l’auteur se veut
A. flatteur.
B. objectif.
C. rassurant.
D. sarcastique.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 9 z 20
En entendant le chant, le narrateur constate que/qu’
- A.la musique de Mozart adoucit les mœurs.
- B.l’œuvre de Mozart n’a rien perdu de sa joie.
- C.il offre des cadeaux pour apaiser sa conscience.
- D.l’on fête Noël pour se rapprocher les uns des autres.
Pokaż oficjalne rozwiązanie i omówienie źródłowe
C. il offre des cadeaux pour apaiser sa conscience.
Odpowiedź, przykładowe rozwiązanie lub rubryka pochodzą z przypisanych oficjalnych zasad CKE dla MFD-R1_1F-192, zadanie 4.2. To źródłowe opracowanie pierwszego przebiegu, nie niezależne rozwiązanie autorskie ani druga akceptacja redakcyjna.
Zobacz rozwiązanie krok po kroku
- Odczytaj wszystkie warunki polecenia
En entendant le chant, le narrateur constate que/qu’ Przy rozwiązywaniu zachowaj wszystkie wskazane dane, ograniczenia, jednostki i wymaganą formę odpowiedzi.
- Prześledź oficjalne rozwiązanie lub klucz
Przypisane zasady CKE podają: C. il offre des cadeaux pour apaiser sa conscience.
- Sprawdź zapis i punktowanie
4.2. C II. Rozumienie 3.10. Zdający rozpoznaje środki wypowiedzi. stylistyczne i zjawiska językowe Przed zakończeniem porównaj odpowiedź z dokładnym poleceniem oraz dopuszczalnymi wariantami wskazanymi w zasadach.
Nie wybieraj odpowiedzi na podstawie pojedynczego słowa lub samego oznaczenia. Sprawdź cały warunek zadania i właściwy wiersz albo kolumnę klucza.
Punktowanie i źródło
4.2. C
II. Rozumienie 3.10. Zdający rozpoznaje środki
wypowiedzi. stylistyczne i zjawiska językowe
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.