Exercice 4. (0–7)
Lisez les textes. Choisissez pour chaque phrase 4.1.–4.7. la suite qui convient. Cochez
la lettre A, B, C ou D correspondant à votre choix.
Texte no 1
MADAME BOVARY
Pour lui épargner de la dépense, sa mère lui envoyait chaque semaine, par le messager,
un morceau de veau cuit au four, avec quoi il déjeunait le matin, quand il était rentré
de l’hôpital, tout en battant la semelle contre le mur. Ensuite il fallait courir aux leçons,
à l’amphithéâtre, à l’hospice, et revenir chez lui, à travers toutes les rues. Le soir, après
le maigre dîner de son propriétaire, il remontait à sa chambre et se remettait au travail, dans ses
habits mouillés qui fumaient sur son corps, devant le poêle rougi.
Il maigrit, sa taille s’allongea, et sa figure prit une sorte d’expression dolente qui la rendit
presque intéressante. Naturellement, par nonchalance, il en vint à se délier de toutes les
résolutions qu’il s’était faites. Une fois, il manqua la visite, le lendemain son cours,
et, savourant la paresse, peu à peu, n’y retourna plus. Il prit l’habitude du cabaret, avec
la passion des dominos.
S’enfermer chaque soir dans un sale appartement public, pour y taper sur des tables
de marbre de petits os de mouton marqués de points noirs, lui semblait un acte précieux de sa
liberté, qui le rehaussait d’estime vis-à-vis de lui-même. C’était comme l’initiation au monde,
l’accès des plaisirs défendus ; et, en entrant, il posait la main sur le bouton de la porte avec
une joie presque sensuelle.
Alors, beaucoup de choses comprimées en lui se dilatèrent ; il apprit par cœur des couplets
qu’il chantait aux bienvenues, s’enthousiasma pour Béranger, sut faire du punch et connut enfin
l’amour.
Grâce à ces travaux préparatoires, il échoua complètement à son examen d’officier de santé.
On l’attendait le soir même à la maison pour fêter son succès ! Il partit à pied et s’arrêta vers
l’entrée du village, où il fit demander sa mère, lui conta tout. Elle l’excusa, rejetant l’échec sur
l’injustice des examinateurs, et le raffermit un peu, se chargeant d’arranger les choses. Cinq ans
plus tard seulement, M. Bovary connut la vérité ; elle était vieille, il l’accepta, ne pouvant
d’ailleurs supposer qu’un homme issu de lui fût un sot.
Charles se remit donc au travail et prépara sans discontinuer les matières de son examen,
dont il apprit d’avance toutes les questions par cœur. Il fut reçu avec une assez bonne note.
Quel beau jour pour sa mère ! On donna un grand dîner.
Où irait-il exercer son art ? À Tostes. Il n’y avait là qu’un vieux médecin. Depuis longtemps
Mme Bovary guettait sa mort, et le bonhomme n’avait point encore plié bagage, que Charles
était installé en face, comme son successeur. Mais ce n’était pas tout que d’avoir élevé son fils,
de lui avoir fait apprendre la médecine et découvert Tostes pour l’exercer : il lui fallait
une femme. Elle lui en trouva une : la veuve d’un huissier de Dieppe, qui avait quarante-cinq
ans et douze cents livres de rente.
d’après G. Flaubert, Madame Bovary
Strona 6 z 20 MFD-1A
4.1. Au début du texte, Charles a travaillé dur car
A. il s’était lancé des défis.
B. il y était forcé par sa mère.
C. il n’était pas suffisamment doué.
D. il avait des obligations envers son bailleur.
4.2. Charles a échoué à son examen parce qu’il
A. souffrait d’une grave maladie.
B. ne mangeait pas assez pour être en forme.
C. n’avait pas assidûment étudié.
D. ne pouvait pas apprendre étant obligé de travailler.
4.3. Ayant découvert la vérité sur l’échec de Charles, le père l’a acceptée car
A. il a validé les arguments de son épouse.
B. rien ne pouvait plus détruire la vie de son fils.
C. il ne voulait pas croire aux défauts de son fils.
D. il se reconnaissait dans le comportement de celui-là.
4.4. En disant « le bonhomme n’avait point encore plié bagage » l’auteur suggère que
le vieux médecin
A. n’était pas encore décédé.
B. n’était pas encore dément.
C. n’avait pas encore défait ses valises.
D. n’avait pas encore désigné son successeur.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 7 z 20
Texte no 2
LE COUPLE QUI DURE
Quelle mère ne s’est jamais extasiée devant son fils, devenu un homme admirable, un mari
attentif, un père sans défaut… ? [1] Jeune maman déjà, elle se pâmait devant lui, enfant
si parfait. Eh oui ! Aux yeux d’une mère, son fils est toujours le meilleur. Elle en a plusieurs ?
Ils sont les meilleurs ! Parfois, elle remarque bien, chez eux, quelques défauts, mais s’empresse
de leur trouver des excuses. Ainsi va la vie d’une mère de garçons. De façon générale,
elles sont fans et c’est tant mieux : rien ne vaut l’amour d’une mère pour se construire. Arrêtons
de culpabiliser les mères de l’amour qu’elles portent à leurs fils. [2] Cet amour est un moteur !
En manquer empêche l’épanouissement et la confiance en soi. C’est une chance extraordinaire,
pour un enfant, d’expérimenter l’amour inconditionnel d’une mère. Comment peut-on avoir
confiance en soi si l’on n’a pas une mère qui croit en vous, en vos capacités, qui vous aime
et le dit ?
« Les fils à maman » seraient en voie de disparition depuis que les femmes travaillent
et s’assument. Davantage préoccupées par leur métier, leur vie amoureuse, les mères se sont
« heureusement » moins investies dans leur petit. Mais, même si ce « couple » s’est décollé
au fil du temps et de l’évolution de la famille, il existe entre eux un lien sans équivalent,
indéfectible, un lien quasi « amoureux ».
Cependant, les mères sont moins spontanées avec les garçons, comme si elles avaient peur
de se montrer abusives, d’en faire trop ou de les gêner mais la fierté n’est jamais loin. On sent
les garçons beaucoup plus protecteurs que les filles vis-à-vis de leur mère. Beaucoup
de sollicitude mais des hauts et des bas aussi. Des périodes fusionnelles puis des passages plus
lâches. Car, ne nous leurrons pas, la relation mère-fils est aussi faite de petites crises et parfois
de gros conflits. À l’adolescence, les garçons se détachent, avec plus ou moins de violence selon
leur angoisse, face à la menace que représente leur mère pour leur identité. Mais cette coupure,
cette « fracture », est nécessaire. Elle dure en général jusqu’à ce que l’homme fonde
une famille. [3] Mais il a besoin de s’en démarquer physiquement, afin de savoir qui il est
en tant qu’homme. Pas toujours facile pour une mère d’apprendre à aimer son fils dans
la proximité et la distance, de ne plus le materner, mais de le laisser partir et juste le conseiller.
Et quand le fils devient père, la relation évolue encore.
Ainsi court la relation jusqu’à ce que, avec le temps, le fils revienne vers sa mère. [4]
Certains auront plus de mal à supporter le temps qui passe mais, toujours, mère et fils formeront
ce couple sans égal. Jusqu’au bout, la mère restera aux yeux de son fils la première femme
et il sera son fils de rêve.
d’après www.pleinevie.fr
Strona 8 z 20 MFD-1A
4.5. L’amour que la mère porte à son fils
A. favorise le côté égoïste du garçon.
B. aide au développement émotionnel du garçon.
C. menace la construction émotionnelle du garçon.
D. freine l’épanouissement de la confiance en soi du garçon.
4.6. Dans la relation avec sa mère, le fils
A. évite le conflit identitaire.
B. est aussi envahissant que sa maman.
C. s’éloigne définitivement après avoir fondé sa propre famille.
D. effectue un va-et-vient en fonction de son âge et de sa situation.
4.7. Regardez les espaces vides marqués d’un chiffre de 1 à 4 et décidez dans lequel
on peut mettre la phrase :
Ce qui ne veut pas dire qu’il se détache affectivement de sa mère.
A. dans l’espace numéro [1].
B. dans l’espace numéro [2].
C. dans l’espace numéro [3].
D. dans l’espace numéro [4].
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 9 z 20
Ayant découvert la vérité sur l’échec de Charles, le père l’a acceptée car
- A.il a validé les arguments de son épouse.
- B.rien ne pouvait plus détruire la vie de son fils.
- C.il ne voulait pas croire aux défauts de son fils.
- D.il se reconnaissait dans le comportement de celui-là.
Pokaż odpowiedź i omówienie
C — il ne voulait pas croire aux défauts de son fils.
Autorskie opracowanie zachowanego tekstu arkusza i kolumny A zasad CKE. Pierwsza redakcja do niezależnej recenzji języka francuskiego.
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- Znajdź rozstrzygający fragment
Ojciec nie potrafił założyć, że człowiek pochodzący od niego mógłby być głupcem.
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Nie chciał uwierzyć w wadę syna: C.
- Odrzuć pułapkę
Nie przyjmuje argumentów żony o egzaminatorach; chroni własne wyobrażenie o rodzinie. Wynik porównano z kolumną A zasad CKE.
Nie przyjmuje argumentów żony o egzaminatorach; chroni własne wyobrażenie o rodzinie.
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Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.