Exercice 4. (0–7)
Lisez les textes. Choisissez pour chaque phrase 4.1.–4.7. la suite qui convient. Cochez
la lettre A, B, C ou D correspondant à votre choix.
Texte nº 1
L’OCCASION FAIT LE LARRON
Mon enfance a été éclairée par la présence d’un infatigable compagnon de jeux. Après
des mois de tractations, mes parents s’étaient laissé convaincre. Je comptais les jours qui
nous séparaient de Noël car je savais qu’il arriverait à cette occasion. Et puis, il est arrivé.
J’avais un chien. Ou plutôt une truffe sur pattes qui courait partout ; une queue battant
la mesure au gré des émotions ; un kangourou surexcité aux bonnes heures de la journée.
Bref, un chien. Je l’avais appelé Rhett en hommage au héros de mon film préféré. Pour moi,
il n’y a guère de doute qu’après quelque temps de cohabitation, l’homme et l’animal
s’empruntent mutuellement leurs défauts et Rhett est bien vite devenu aussi gourmand
que moi.
Il suffisait qu’une feuille de salade tombe par terre et il se jetait sur elle, l’avalant sans même
la mâcher. Sa devise était : « on mange d’abord, on voit après ». J’en venais à me dire que
j’étais en possession du seul chien au monde à accorder plus de prix au désir de manger qu’à
l’acte de le faire. Ce qui me fascinait le plus, c’était que tous ses efforts consistaient à être là
où il pouvait espérer attraper quelque mangeaille et à attendre sans bouger qu’une occasion
se présente. On ne peut véritablement parler d’ingéniosité car son cerveau n’allait pas jusqu’à
inventer des ruses pour se procurer de la nourriture ; mais il avait l’art de se placer
stratégiquement à l’endroit exact où un bout de viande pouvait être subtilisé sans attirer
l’attention.
Cette incontrôlable passion de manger s’est illustrée lors d’un Noël, chez mes grands-parents,
où le repas devait s’achever par une bûche amoureusement préparée par ma grand-mère.
Pendant le repas, Rhett, très en forme, jouait dans l’appartement, caressé par les uns,
discrètement nourri par les autres d’une friandise déposée sur le tapis alors que mes parents
tournaient le dos. Rhett effectuait ainsi des rondes régulières parmi les invités, jetant des
regards suppliants auxquels on ne résistait guère. C’est ma sœur qui, la première a remarqué
son absence. Nous avons compris brutalement, mon père, ma mère et moi, ce qui était arrivé,
nous avons couru vers la chambre où ma grand-mère avait caché le précieux dessert.
La pièce était ouverte… Quelqu’un sans doute (on n’identifia jamais le coupable), malgré
toutes les recommandations, avait oublié de refermer la porte… Le chien en avait tout
naturellement conclu que la bûche lui appartenait. Ma mère poussa un cri de désespoir. Rhett,
fatigué par son repas, restait là à nous regarder d’un œil dénué d’expression. Ma grand-mère
a tellement ri de l’incident que la catastrophe s’est transformée en légende savoureuse. C’était
aussi cela, le talent de cette femme : discerner le sel de l’existence là où d’autres ne voient que
des inconvénients. Elle pariait que le chien serait puni par une monumentale indigestion.
Elle se trompait et cette erreur même serait rappelée et commentée, pour notre bonheur,
à chaque veillée de Noël pour bien des années.
d’après Muriel Barbery, Une gourmandise
Strona 6 z 18 MFD-1A
4.1. D’après l’auteur, Rhett
A. était un animal rusé.
B. se montrait souvent paresseux.
C. était une grande surprise faite par ses parents.
D. avait le même penchant pour les friandises que son maître.
4.2. Dans le deuxième paragraphe, l’auteur admire
A. le génie de Rhett.
B. l’habileté de Rhett.
C. l’élégance de Rhett.
D. l’obéissance de Rhett.
4.3. Durant le dîner, Rhett
A. énervait certains invités.
B. était bien surveillé par ses maîtres.
C. est devenu complice avec certains invités.
D. s’est échappé de la chambre où il était enfermé.
4.4. Dans ce texte, l’auteur
A. rend hommage à sa mère.
B. vante la docilité des chiens.
C. explique comment dresser un chien.
D. rappelle un incident amusant pour sa famille.
MFD-1A Strona 7 z 18
Texte nº 2
ENTRE CHIEN ET NOUS
À l’heure du thé, chacun prétend que la race de son chien est, bien évidemment, la plus
intelligente. Mais peut-on réellement classer les races de chiens selon leur intelligence ?
Un psychologue canadien a récemment proposé une classification, relativement convaincante,
des chiens selon leur degré d’intelligence. Le mérite de cette étude est que l’auteur a pris soin
d’examiner plusieurs critères nettement définis : l’intelligence d’adaptation à des situations,
l’intelligence de travail et l’intelligence instinctive.
En fait, plus généralement, depuis des siècles, l’Homme s’agite autour de cette question :
l’animal pense-t-il ? Possède-t-il une forme de conscience ? Au XVIIe siècle, le grand
philosophe (mais apparemment assez mauvais connaisseur du monde animal) Descartes
considère que nos chiens n’agissent que de façon purement mécanique. Il rejette
farouchement l’idée qu’un animal puisse agir par sa propre volonté. Il pense que l’animal
n’est rien de plus qu’une machine aux rouages bien huilés. Ensuite, deux siècles plus tard,
le courant behaviouriste défend la thèse selon laquelle tout comportement animal a pour
origine un stimulus : le chien agit uniquement par réflexe ou apprentissage. Là encore,
il n’est donc pas question d’un acte par la volonté ou par la pensée.
Plus récemment pourtant, les sciences cognitives ont étudié la manière dont les animaux
reçoivent des informations, les traitent, puis les réutilisent pour résoudre un problème lié
à leur environnement. On a ainsi finalement compris que les chiens ont accès aux
représentations mentales, ce qui en fait une espèce évoluée. Prenons l’exemple du placard aux
biscuits : chaque jour, Médor, attiré par une odeur appétissante, ouvre d’un coup de patte
la porte du placard qui contient ses biscuits préférés. Quelques jours plus tard, alors que
Médor accompagne sa propriétaire en visite chez des amis, il flaire dans la cuisine une odeur
de biscuits qui provient d’un placard un peu différent du sien : la poignée est longue, la porte
plus haute et rectangulaire et la couleur n’est pas la même. Médor va pourtant réutiliser
ses connaissances en matière de portes de placards et parvenir à l’ouvrir. Mais peut-on pour
autant voir en Médor un animal intelligent ? Et si oui, en quel sens ?
D’un autre côté, il faut admettre que si l’on place un chien devant un miroir, face à sa propre
image, il n’a pas conscience de se voir lui-même. En effet, le chien n’a pas la capacité
de se représenter son propre corps, pas plus qu’il n’a conscience de penser. Quand il souffre,
il ne pense pas « j’ai mal », même si cela n’enlève rien à sa douleur. Finalement, une idée
largement répandue reste, encore et toujours, de considérer qu’un être est « intelligent »
s’il a accès aux symboles formés par le vocabulaire. Mais peut-être nos chiens ont-ils
une autre forme d’intelligence, une forme d’intelligence qui ne requiert pas les mots ?
En ce qui me concerne, je considère qu’un animal qui parvient à résoudre tous les problèmes
liés à sa survie est intelligent par définition. Alors oui, mon chien est intelligent mais, à vrai
dire, s’il ne l’était pas, je ne l’en aimerais pas moins.
d’après nomdunchien.over-blog.com
Strona 8 z 18 MFD-1A
4.5. La comparaison des races de chiens selon leur intelligence
A. met en jeu différents facteurs.
B. est tout simplement impossible.
C. intéresse seulement les amateurs.
D. est l’objet d’étude au XVIIe siècle.
4.6. Les chiens sont considérés comme intelligents car
A. ils peuvent agir par réflexe.
B. ils choisissent librement leurs actions.
C. ils peuvent transférer leurs acquis préalables.
D. ils ont conscience de leurs réactions psychiques.
4.7. Ce texte parle
A. de l’incontestable intelligence animale.
B. des exploits qui prouvent l’intelligence animale.
C. de l’évolution des formes d’intelligence animale.
D. des différentes théories sur l’intelligence animale.
REPORTEZ LES RÉPONSES SUR LA FEUILLE
« GRILLE DE RÉPONSES ET D’ÉVALUATION »
MFD-1A Strona 9 z 18
Dans le deuxième paragraphe, l’auteur admire
- A.le génie de Rhett.
- B.l’habileté de Rhett.
- C.l’élégance de Rhett.
- D.l’obéissance de Rhett.
Pokaż oficjalne rozwiązanie i omówienie źródłowe
Zadanie 4.
Poprawna
Wymaganie ogólne Zadanie Wymagania szczegółowe
odpowiedź
4.1. D
3.3. Zdający znajduje w tekście
określone informacje.
II. Rozumienie 4.2. B
wypowiedzi. 3.4. Zdający określa intencje autora
4.3. C
Zdający rozumie
tekstu.
skomplikowane wypowiedzi 4.4. D
[…] pisemne na różne, także
abstrakcyjne tematy, 3.3. Zdający znajduje w tekście
o różnorodnej formie i długości, 4.5. A
określone informacje.
w różnych odmianach języka
[…]. 4.6. C
3.1. Zdający określa główną myśl
4.7. D
tekstu.
Odpowiedź, przykładowe rozwiązanie lub rubryka pochodzą z przypisanych oficjalnych zasad CKE dla MFD-R1_1F-162, zadanie 4.2. To źródłowe opracowanie pierwszego przebiegu, nie niezależne rozwiązanie autorskie ani druga akceptacja redakcyjna.
Zobacz rozwiązanie krok po kroku
- Odczytaj wszystkie warunki polecenia
Dans le deuxième paragraphe, l’auteur admire Przy rozwiązywaniu zachowaj wszystkie wskazane dane, ograniczenia, jednostki i wymaganą formę odpowiedzi.
- Prześledź oficjalne rozwiązanie lub klucz
W polu odpowiedzi zachowano pełny tok rozwiązania albo rubrykę z oficjalnych zasad CKE, bez skracania do samego wyniku. Początek materiału źródłowego: Zadanie 4. Poprawna Wymaganie ogólne Zadanie Wymagania szczegółowe odpowiedź 4.1. D 3.3. Zdający znajduje w tekście określone informacje. II. Rozumienie 4.2. B wypowiedzi. 3.4. Zdający określa intencje autora 4.3. C Zdający rozumie tekstu. skomplikowane wypowiedzi 4.4. D […] pisemne na różne, także abstrakcyjne tematy, 3.3. Zdający znajduje w tekście o różnorodnej formie i długości, 4.5. A określone informacje. w…
- Sprawdź zapis i punktowanie
Zadanie 4. Poprawna Wymaganie ogólne Zadanie Wymagania szczegółowe odpowiedź 4.1. D 3.3. Zdający znajduje w tekście określone informacje. II. Rozumienie 4.2. B wypowiedzi. 3.4. Zdający określa intencje autora 4.3. C Zdający rozumie tekstu. skomplikowane wypowiedzi 4.4. D […] pisemne na różne, także abstrakcyjne tematy, 3.3. Zdający znajduje w tekście o różnorodnej formie i długości, 4.5. A określone informacje. w różnych odmianach języka […]. 4.6. C 3.1.… Przed zakończeniem porównaj odpowiedź z dokładnym poleceniem oraz dopuszczalnymi wariantami wskazanymi w zasadach.
Nie wybieraj odpowiedzi na podstawie pojedynczego słowa lub samego oznaczenia. Sprawdź cały warunek zadania i właściwy wiersz albo kolumnę klucza.
Punktowanie i źródło
Zadanie 4.
Poprawna
Wymaganie ogólne Zadanie Wymagania szczegółowe
odpowiedź
4.1. D
3.3. Zdający znajduje w tekście
określone informacje.
II. Rozumienie 4.2. B
wypowiedzi. 3.4. Zdający określa intencje autora
4.3. C
Zdający rozumie
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skomplikowane wypowiedzi 4.4. D
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abstrakcyjne tematy, 3.3. Zdający znajduje w tekście
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4.7. D
tekstu.
Strona arkusza: 6
Opracowanie wstępne — oczekuje na zatwierdzenie redakcyjne.